Spartak Nalchik vs. Zenit St. Petersbourg
Le stade de Spartak a seulement 2 tribunes sans toit, mais quand même il a une capacité de 14.400 personnes. Et il n’y a pas des grillages entre les tribunes et le terrain.
Ce soir, le stade est bien rempli, 11500 spectateurs sont venus pour aller voir ce match, malgré la pluie battante. 500 supporters de Zenit sont présents dans le parcage (dans le coin droit sur la tribune principale), la plupart en torse nu. La majorité des supporters visiteurs a fait vraiment le voyage de plus de 2300 kilomètres à partir de St. Petersbourg (avion + bus).
Sur la tribune latérale il y a 3 groupes de supporters: les Red White Djigits (à gauche, vu du terrain), le groupe sans nom d’Aslan (au milieu) et les Region 07 (à droite).
Un bon nombre des supporters d’Alania Vladikavkaz est aussi présent derrière la bâche des RWD, ainsi que des supporters turques de Besiktas (basés à Nalchik).
A l’entrée des joueurs on voit des tendus d’écharpes côté des spartakistes et aussi côté des russes du Nord.
Sur la tribune latérale, il y a des drapeaux tcherkesses, kabardino-balkares (les karbardino-balkares font parti du peuple tcherkesse, bien que la Kabardino-Balkarie et la Karatchaïévo-Tcherkessie sont deux Républiques différentes), ossètes (Nord) et turques.
Les supporters de Zenit agitent quelques drapeaux géants en ciel, blanc et bleu et avec des logos de leurs groupes.
Murat, capo des RWD lance des chants et deux centaines lui suivent. La plupart des mélodies est pareil que celles en Europe de l’Ouest, mais ils chantent aussi un chant kabardino-balkare, lequel est très populaire depuis quelques ans.
Un mec à sa part bat du tambour, et la partie de la tribune crie «Nalchik» et «Spartak» et tape dans les mains.
Aussi à Nalchik le „Anshi, Alania, Terek i Spartak“ est très populaire (Je m’imagine un slogan qui manifeste la solidarité entre des villes ou clubs corses.

).
Ils chantent aussi le «lalala, ohohoh», que j’ai écouté du côte de B1905 à Nîmes en décembre.
Dans la 32ème minute Zenit marque le premier but. Il y a un joli craquage dans le parcage.
Heureusement l’égalisation des spartakistes vient seulement quelques minutes plus tard, et il y a de la fête chez les rouges.
Dans la deuxième mi-temps, le milieu Kasbek Geteriev marque le 2-1 pour Spartak. Quel évènement!
Le groupe d’Aslan, qui a habité pas mal d’années en Allemagne, chante en allemand (!) «So sehen die Sieger aus, schalala» («Voilà les vainqueurs»). On a l’impression, que les mecs aiment la langue allemande… parmi d’autres. Il y a seulement peu de temps, le groupe a appris un chant italien. Pendant Aslan bat du tambour, un mec tatoué lance quelques chants russes et des «Nalchik *clapp*clapp*clapp*». Ici aussi, les gens sont motivés et lui suivent.
Malheureusement le Zenit est trop grand pour le 15ème du classement (En Russie, il y a 16 clubs dans la Premjer Lige). L’égalisation n’attend pas trop long. Les Ultras de St. Petersbourg allument un pot de fumée blanc, et après un en jaune. Quelques autres gars essayent d’envahir le terrain, mais l’armée policière est plus vite et se pose devant le parcage. Le match sera interrompu pour deux ou trois minutes à cause de la fumée.
Après ce but, il n’y a plus des grandes choses. Mais quand même un match nul n’est pas mal dans cette situation sportive.
Après le sifflet final, les gens du noyau dur vont sur le terrain, et les joueurs spartakistes viennent les saluer et parler avec eux.
A Nalchik le rapport entre les joueurs et les supporters est exemplaire. Il y a des bons contacts amicaux, et Aslan, par exemple, fait du travail bénévole pour le club. Et chez nous, on peut être heureux si – après avoir fait 700 kilomètres pour un match perdu 0-100 – quand un ou deux joueurs de notre équipe nous saluent d’une distance de 50 mètres!


