BRUGESPetit historique de la scene brugeoise
FONDATION DU SIDE Tout au long de l'histoire du Royal Football Club de Bruges (fondé en 1891), la violence à toujours été présente. Les 1ers troubles concernant les fans des Blauw en Zwart éclateront en 1908 et seront les tous premiers à être répertoriés en belgique. A cette époque, aucun supporter adverse ne suivait son équipe, et donc cette violence se retournait sur les joueurs adverses.
En effet, pendant et après la rencontre, un groupe de supporters de Bruges s'en prendront aux joueurs de l'Antwerp qui tentaient de quitter le stade. Plusieurs sont ainsi molestés et jettés dans un canal.
Un peu plus tard, du courant des 60's, le 'Spion Kop' de Bruges verra le jour, mais il fallut a attendre la fin des 70's pour voir les 1ers incidents éclater (lors d'un déplacement au Standard).
Le 1er groupe organise, l'East-Side, se créa lors de la venue du club hollandais de Feyenoord, qui se déplaça avec ses supporters les plus violents, lors du tournoi annuel du Club, les 'Matines Brugeoises'. Les jeunes locaux furent impressionés de voir un groupe si violent de Hollandais, du coup, ils calquèrent leurs actions sur ces derniers.
Le East-Side se monta via l'intermédiaire de jeunes gars d'extrème-droite, et habitant sur Bruges où sur des villes un peu plus éloignées, comme Gand et Ostende.
Des sources disent que ce groupe chassa même l'ancien Spion Kop pour prendre sa place en tribune. D'autres sources disent que ce sont en fait des militaires et des gars impliqués dans des mouvements d'extrème-droite qui montèrent le groupe.
Ils choisirent le nom du groupe selon leur situatin dans le stade: la section est.
LES ORIGINES La 1ere génération: comme dit précédement, la 1ere génération d'hooligans brugeois (connus comme des siders) se monta à la suite d'un match contre Feyenoord. A cette époque, l'identification aux couleurs était vraiment importante et donc tous les autres supporters étaient vus comme des ennemis.
Au niveau vestimentaire, ce noyau dur était facilement reconnaissable: tenues para-militaires, crânes râsés et paraboots...Il n'était pas rare de voir ces gars armés de barres ou de chaînes de fer.
Un magazine belge, Panorama, écrivit un article sur les 'pires supporters belges de football' and exhiba plusieurs photos des East-siders.
Rapidement le groupe se forgea une mauvaise réputation et du coup, la direction du club se désolidrisa très rapidement, crachant sur la violence affichée du groupe.
A cette époque, au début des 80's, l'East-Side prenait place du côté de la place St Andries.
La violence n'était pas vraiment organisée et il n'était pas rare de voir de grosses bagarres éclater avec des groupes adverses, que ce soir à l'intérieur ou à l'extérieur des stades.
La seconde génération: le milieu des 80's verra le seconde génération de siders voir le jour. A cause de cette tradition d'incidents, le groupe recruta de nouvelles recrues. Il s'agissait principalement de jeunes actifs dans des gangs de la ville. Ils estimaient que les stades de football étaient un terrain de jeu excellent pour eux. Cette culture des gangs quitta donc les rues de la ville pour arriver au stade.
Une nouvelle 'compétition' vit alors le jour entre les différents sides. Le climat de ce 'championnat' amena à un mémorable match, opposant Bruges à Anderlecht, le 29 janvier 1984. Dès que le gardien d'A'lecht, Munaron, prit place dans sa cage, du côté du noyau dur local, une flèchette lui fut lancée, ainsi qu'une bombe artisanale. Le match fut interrompu pendant quelques minutes. Mais ce n'était pas tout: les forces de police trouvèrent un arsenal d'armes assez impressionant. Ils ne purent toutefois éviter des bagarres avant, pendant et après la rencontre. De nombreuses personnes furent blessées et de nombreux dégâts occasionés.
Ces incidents menèrent ainsi aux 1er actions systèmatiques des policiers: le peloton Argus vit le jour pour contrer le hooliganisme.
Une seconde mesure fut prise par la direction du club: des interdictions de stades furent données à plus de cent hooligans.
Cette direction reçu alors plusieurs menaces de mort. Le East-Side montrait sa colère.
C'est également durant cette période que les 1ers contacts avec Den Haag se nouèrent. Les deux groupes étant présents aux matchs à risques des deux équipes.
Le plus haut point de cette amitié se révéla être le titre de champion du Club le 5 mai 1990 (contre St Trond): après la rencontre, de violentes bagarres éclatèrent au square St Andries, également appelé 'De Platse'. Un van de police fut mis à feu et les forces de police furent chassées. Après ces incidents, de nombreux East-siders passèrent au tribunal et recurent diverses punitions et amendes.
C'est pendant ces procès que la BHO (Bruges Hooligan Organisation) éclata. Le BHO était le 1er groupe à tendance casual. Ce groupe publiait également son propre fanzine.
A cette époque, le East était sortit reconnu pour ses actions et ses chants, influencés de l'anglais. Ils furent copiés un peu partout dans le pays.
Depuis les 80's, le East regroupait de 400 à 500 personnes, avec un noyau dur de 100 à 150 gars.
L'ERE CASUAL Le mouvement casual commença au début des 80's en Angleterre, et s'implanta en Belgique et en Hollande quelques années plus tard.
Du courant des 90's, la scène brugeoise était en nette augmentation, et la mentalité changea pour adopter ce style.
Le noyau dur brugeois fut l'un des premiers à lancer cette nouvelle tendance en Belgique. Cette génération obligera du coup les forces de police à être de plus en plus sévères et attentives aux actes. L'un des tous 1ers objectifs de ce groupe était clairement de se fondre dans la masse des supporters, pour ne pas attirer l'attention de la police. Leurs vêtements étant de marques relativement chères. On ne vit donc plus ces gars porter les couleurs de leur club.
Milieu des 90's, le groupe changea de nom pour adopter celui de 'Vak 17 Casuals', en référence à l'espace occupé en tribune.
A ce moment, il n'y avait plus aucune référence avec l'ancien East-Side. C'est également à cette époque que quelques rapports d'amitiés verront le jour avec d'autres groupes. C'est ainsi que les Vak 17 Casuals allaient prêter main forte aux gars de Gand et d'Ostende lors de certains matchs (Antwerp, A'lecht et Standard). On peut également parler des contacts avec les gars du Beerschot, mais principalement entre anciens et ceux d'extrème-droite.
Du courant de la fin des 90's, une nouvelle amitié vi le jour avec les Français de Lille.
L'un des plus grands exploits des Vak 17, juste avant la création des BCF, éclata en février 1998, où après plusieurs semaines de préparation, 200 casuals de Bruges affrontèrent le même nombre de gars d'Anvers. Cet incident est connu sous le nom de 'Koude Keuken Incident' (lieu où cela s'est passé), que l'on peut considérer comme le Beverwijk belge.
LA FIRME La Bruges Casual Firm, fondée lors des derniers mois de 1999, tenta de s'organiser encore un peu plus. En fait, il s'agit probablement le groupe le plus organisé jamais rencontré en Belgique.
La mentalité casual augmenta encore et les tenues vestimentaires devenaient LE point dont il fallait parler. Des marques comme Henri Lloyd, Hackett, Ralph Lauren et Stone Island étaient vraiment prisées.
Du courant des quelques années d'existence, la BCF prit rapidement une réputation importante, créant régulièrent des troubles, les plus importants étant ceux contre Barcelona, Charleroi, le Beerschot (aller-retour) et Antwerp, en 2000-2001 à Massenhoven.
Après cet incident, le groupe se calma un peu suite aux problèmes rencontrés avec la justice.
Depuis, le BCF a rencontré trop de problèmes...